Toujours une forte dépression dans l’emploi qui, après la banque, s’est propagée à de nombreuses industries.
La construction automobile est aujourd’hui l’un des secteurs les plus touchés par la crise.
Chez les constructeurs, les impacts de la crise se sont fait sentir dès la fin de l’année 2008 :
- Renault : suppression de 4 900 emplois
- le 9 septembre 2008, Renault a annoncé un plan de départs volontaires de 4 000 personnes en France, dont 1 000 sur le site de
Sandouville.
- le 25 septembre 2008, Renault a ajouté la suppression de 2 000 emplois en Europe dont 900 en France.
- PSA : suppression de 3 550 emplois
- le 20 novembrre 2008, PSA a annoncé un plan de départs volontaires de 3 550 en France, dans tous les sites et
toutes les directions du Groupe.
La dépression s’est ensuite propagée chez les fournisseurs et sous-traitants :
- Valeo : en décembre 2008, Valeo a annoncé la suppression de 5 000 emplois dans le monde, dont 1 600 en France.
- Continental : la fermeture annoncée de l’usine de Clairoix , dans l’Oise, entraine la suppression de 1 120 emplois.
Cependant, chaque départ sera accompagné financièrement avec le versement d’une prime de 50 000 euros.
- Plus récemment, Goodyear : le 26 mai, Goodyear a annoncé la suppression de 817 postes à Amiens.
Chose nouvelle, la dépression n’épargne pas non plus les acteurs de la haute-technologie.
- ABB : le groupe d’ingénierie prévoit la suppression de 540 emplois en France, principalement sur le site de Saint-Ouen
l’Aumône, dans le Val d’Oise, ainsi que sur les sites de Mâcon (Saône-et-Loire) et Aunay-sur-Odon (Calvados)
- Altis : le fabricant de composants électroniques annonce la suppression de 400 emplois sur son site de Corbeil-essonnes.
Quelques accalmies cependant, en particulier dans le secteur de l’aéronautique, alors que débute aujourd’hui le salon du Bourget.
- Maintien de l’emploi chez Airbus : les situations sont très variables d’un site à l’autre, mais le Groupe annonce sa
capacité à éviter les suppressions de CDI en ayant recours notamment aux comptes épargne temps collectifs, ou éventuellement
au chômage partiel.
- Des éclaircies sur les métiers les plus qualifiés : il manquerait 3 000 à 3 500 ingénieurs dans l’aéronautique chaque
année en Europe. Les ingénieurs formés trouvent très rapidement un emploi : par exemple, 98% des ingénieurs formés à l’Ecole
Nationale de l’Aviation Civile (Toulouse) sont embauchés quatre mois seulement après l’obtention de leur diplôme. Thalès,
Sagem, sont des exemples d’entreprises qui emploient ces ingénieurs.