La Météo de l'emploi : Information, Communication, Publicité, Edition

Partage d'expériences

QUESTIONS A Claude DOGNIN,
directeur de l’ISTC, Institut de Stratégie et des Techniques de Communication, à Lille
Information, Communication, Publicité, Edition
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Le secteur de la communication est toujours gros recruteur de jeunes candidats, quels sont les filières les plus porteuses ?

Claude DOGNIN

Sans hésitation, je dirais internet ! Webmaster, webmarketeur, webdesigner sont des métiers extrêmement recherchés et extrêmement porteurs. Un jeune candidat qui envisage ces métiers de l’internet est assuré de trouver un emploi, avant même sa sortie d’école !

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Quel est, selon vous, le candidat idéal ?

Claude DOGNIN

Le candidat idéal est celui qui a la plus grande culture générale et la plus grande curiosité… parce que c’est lui qui comprendra plus finement les situations, qui sera le plus à même d’élaborer des cultures fines. Il doit aussi avoir le sens de l’humour et le sens du contact. Le candidat idéal doit avoir une forte capacité à travailler à l’international et dans le multiculturel. Aujourd’hui, toutes les agences ont des clients à l’étranger. Cela veut donc dire : des capacités linguistiques bien sûr mais aussi une expérience professionnelle hors frontières.

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Quels conseils pourriez-vous donner à un jeune qui souhaite intégrer le domaine de la communication ?

Claude DOGNIN

Je le mets en garde. Certains candidats ont une image fantasmatique de cette profession. Ils ont l’impression que c’est un métier où l’on n’est pas obligé d’être très rigoureux, qu’avoir un bon relationnel suffit. C’est faux. C’est un métier où plus il y a de rigueur et d’exigence, plus on réussit. C’est un métier que l’on fait avec un souci de mesurer son action, de mesurer les retombées, y compris financières. La vraie communication, c’est un outil de management. Pour les jeunes diplômés, les agences sont un bon début pour démarrer. En un an de temps, l’agence donne un aperçu global des problématiques de ce métier.

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Communication, publicité, la frontière est mince… comment différencier les deux ?

Claude DOGNIN

La publicité n’a qu’un but, c’est de pousser à l’acte de vente. La communication en revanche, c’est plutôt de l’ordre de la séduction et de l’adhésion.

ZOOM SUR Les nouvelles technologies, des opportunités pour les jeunes diplômés
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Nouveau mode de communication, la montée en puissance de l’internet a crée un tas de nouveaux besoins et un tas de nouveaux métiers. Le poste de journaliste on-line par exemple n’est pas bien différent de celui de journaliste traditionnel, si ce n’est qu’il devra avoir des compétences plus poussées sur la pratique des outils informatiques de mise en ligne.
Il en est de même pour les métiers de la communication où webmasters (qui assume la responsabilité d’un site internet, depuis sa conception jusqu’à son administration), webdesigner ou hotliner, sont très recherchés par les recruteurs. Qu’on se le dise, les métiers du net sont en pleine expansion. Aujourd’hui, une offre d’emploi sur quatre concerne le domaine de l’internet. Mais attention, fini les bidouilleurs, les profils se professionnalisent et les formations sont de plus en plus nombreuses. En France, la première école de l’internet (IAAI, institut des applications avancées de l’internet) a ouvert ses portes en 2001 à Marseille.

TEMOIGNAGES
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Coco Tassel, 36 ans, éditrice à Paris

« J’ai un parcours un peu atypique. Dans l’absolu, il ne me destinait pas à entrer dans cet univers de l’édition. J’ai une licence d’histoire de l’art et un diplôme national supérieur des arts décoratifs de Paris. J’ai commencé ma carrière professionnelle en tant que graphiste au théâtre national de la colline. Parallèlement, je commençais à éditer mes tous premiers cahiers. J’ai fondé ma société, une SARL, quelques petites années plus tard. Je suis fondatrice du concept du « livre-cahier », des carnets qui comprennent des pages vierges et qui invitent le lecteur à laisser libre court à son imagination. Sur le « plaisir du thé » par exemple, le lecteur a accès à des recettes mais peut aussi noter ses compositions. Je vais prochainement sortir une collection pour enfants. Comment définir ma fonction ? Je suis auteur, éditrice, créatrice, gestionnaire, commerciale… je fais tout. De l’idée du produit jusqu’à sa mise en rayon. Après quelques années difficiles, je commence à avoir une petite réputation. Je suis assez optimiste sur le devenir de ma société. Le monde du livre et de l’édition est un secteur difficile. Voyez toutes les ouvrages qui sortent ! De plus, un livre a une durée de vie très limitée. Sur l’étal d’une librairie, il faut qu’il soit à la bonne place, au bon moment. Pour cela, la fonction indispensable mais la plus difficile pour moi, c’est le côté commercial. Il faut se vendre et vendre son produit.
De façon générale, je dirai que pour travailler dans l’édition, il faut y croire, il faut avoir du culot et une grosse capacité de travail. Il faut savoir faire les petites tâches, les factures par exemple, comme les grosses. Il faut aussi savoir réagir rapidement et rebondir ».