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Le nouveau statut d’auto-entrepreneur rencontre un vrai succès. Dès le mois de janvier 2009, période où il est entré en vigueur, ils étaient déjà nombreux à se déclarer auto-entrepreneur. Six mois plus tard, fin juin 2009, on comptabilisait déjà 150.000 inscriptions sous ce statut.

Il rencontre un bon accueil auprès de l’ensemble de la population. C’est ce que montre un sondage récent réalisé par l’Union des auto-entrepreneurs et OpinionWay. 36% des sondés sont prêts à se lancer dans l’aventure. Les raisons invoquées sont : exercer une activité qui les passionne, gagner un peu plus d’argent et enfin être son propre patron. Les fonctionnaires sont particulièrement enclins à vouloir profiter de ce statut pour pratiquer une activité en dehors de leur emploi principal. Selon le sondage, 44% d’entre eux se déclarent tentés par l’expérience.

Pourtant le nouveau statut promu par Hervé Novelli ne fait pas l’unanimité. Plusieurs dérives du nouveau statut ont été pointées du doigt :

Les artisans, par la voix de l’Union professionnelle de l’artisanat, ont crié à la concurrence déloyale. En effet, les auto-entrepreneurs peuvent exercer une activité proche de l’artisanat ou des métiers du bâtiment en bénéficiant d’un allègement des démarches administratives et des charges dans la limite de 32.000 euros de chiffre d’affaires annuel.

D’autre part, certains employeurs utilisent cette nouvelle règlementation pour faire travailler à temps plein des personnes sous le statut d’auto-entrepreneur sans avoir recours au contrat de travail. Ces salariés déguisés ne sont pas embauchés et fournissent des factures de prestataires de service. Le patron y voit plusieurs intérêts : pas de charges sociales à payer, pas de démarches administratives, facilité de se séparer de l’employé. Côté auto-entrepreneur, les avantages du CDI sont absents : pas de sécurité de l’emploi, pas de cotisations à la caisse de retraite, pas de congés payés, pas de cotisations chômage.

Le gouvernement s’oriente vers des concessions à l’Union professionnelle de l’artisanat et à la Fédération française du bâtiment. Des aménagements au statut d’auto-entrepreneur devront concerner l’obligation de qualification pour l’exercice de certains métiers et l’inscription au Répertoire des métiers.

Un diplôme est donc requis pour exercer certaines activités dont : la réparation et le dépannage automobile, les métiers du bâtiment, le métier de plombier-chauffagiste, le ramonage, les soins esthétiques, la réalisation de prothèse dentaire, les métiers de bouche tels que boulanger, boucher, charcutier, poissonnier…Le CAP ou le BEP sont les qualifications minimales pour l’exercice de ces métiers… même en tant qu’auto-entrepreneur.

Generated Sun Apr 20 22:50:24 2014