Plus de missions à l’étranger = des DRH qui doivent s’adapter !
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D'après une étude ECA International, l'augmentation du nombre de missions à l'étranger oblige les DRH à s'adapter.
D'autant plus que 62% des personnes interrogées jugent l'expatriation "enrichissante et utile". Autant dire que si le nombre de candidats à la mobilité internationale augmente régulièrement au sein des entreprises, il est indispensable aux responsables de ressources humaines de s'adapter à ces nouvelles missions. Dans leur préparation en amont, comme dans la gestion du retour des expatriés.
Qui, où et comment ?
Ce sont surtout les "25-35 ans" et les "plus de 50 ans" qui partent, avec une destination phare : la Chine. Alors qu'elle occupait la sixième place il y a dix ans, elle est aujourd'hui la première destination des expatriés européens (devant les États-Unis et le Royaume-Uni). Avec l'aide de la Direction des Ressources Humaines qui a pour principales missions de recruter et préparer avant la mission, de « gérer » pendant la mission et d'assurer la transition au moment du retour de l'expatrié.
3 chiffres significatifs…
En matière de recrutement, les entreprises interrogées préfèrent envoyer à l'étranger des salariés déjà sous contrat chez elles (66% des cas) même si cette tendance recule, conséquence de l'amélioration de la formation des cadres dans certains des pays cibles (Chine et Inde). Il est doc nécessaire pour les DRH d'anticiper les problèmes familiaux que rencontrera l'expatrié, sachant par exemple que "30% des conjoints en emploi avant le départ en trouvent un sur place". Qu'elle prenne la forme d'une compensation financière à la perte d'emploi du conjoint ou autre, une préparation au départ est donc indispensable.
En terme de gestion des expatriés, les missions à l'étranger sont généralement réussies. 72,8% des entreprises déclarent que seules 0 à 5% des expatriations sont abrégées car les objectifs n'ont pas été remplis et la moitié (51,8%) que la même proportion d'expatriations sont allées à leur terme sans rendre leur fruits. Des chiffres qui pourraient être améliorés selon ECA par une meilleure communication en permettant à l'expatrié de garder un contact permanent avec le siège.
Enfin, la transition post-mission nécessite de la part des DRH d'offrir aux expatriés de retour des perspectives d'emploi. Pourtant 40% des entreprises attendent les six derniers mois de la mission pour envisager le retour du salarié expatrié, quand 11% ne planifient rien du tout. Et si les aspects pratiques sont généralement pris en compte (attribution d'un nouveau poste, conseil en matière fiscale…), les aspects plus personnels (famille, logement) sont ignorés dans 61,5% des cas.
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