L'emploi en Août 2008

L'emploi en Août 2008

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Les étudiants travaillent aussi…

 les étudiants travaillent aussi D’après une étude de l’INSEE, deux étudiants sur dix travaillent en parallèle à leurs études. Plus ils sont âgés et autonomes, plus la proportion de « travailleurs-étudiants » augmente.

Sur les 2,1 millions de jeunes qui suivent des études dans le supérieur, la moitié exercent une activité en lien avec leurs études, par le biais de stages ou en apprentissage. Tandis que un tiers d’entre eux occupent un emploi régulier, tout au long de l’année, sans lien avec leur niveau de qualification ou leur domaine d’études. Ces emplois ont été qualifiés et rangés dans trois catégories différentes : emplois d’attente, d’appoint ou de concurrents. De quoi s’agit-il ?

Les emplois d’attente : exercés au moins trois jours par semaine (en moyenne 28 heures hebdomadaires), ils ne correspondent généralement pas au niveau d’études des étudiants mais sont souvent en rapport avec leur domaine. Il s’agit de professions à la qualification peu élevée : vendeurs, employés ou techniciens administratifs etc. que l’on trouve surtout chez les étudiants en sciences humaines (sciences sociales, économie, droit) et dans les services.

Les emplois d’appoint : exercés de manière régulière mais souvent à temps partiel (un ou deux jours par semaine, le plus souvent le week-end), ils n’ont aucun lien, ni avec le niveau, ni avec le domaine d’études. Ce sont le plus souvent des postes de vendeurs, de caissiers et de surveillants que l’on trouve surtout chez les étudiants en sciences humaines et en éducation.

Les emplois de concurrents : ces emplois se caractérisent par des horaires lourds et une absence de lien avec le niveau et le domaine d’études. Souvent exercés le soir ou la nuit, ils pèsent souvent plus fortement sur les études. Les surveillants, les serveurs et les coursiers sont les professions typiques de ce groupe. On les trouve surtout chez les étudiants en éducation et en lettres. A noter que cette forme d’emploi culmine chez les étudiants de niveau licence (L3) ou maîtrise (M1). Les enfants de cadres ou d’indépendants (chefs d’entreprise inclus), qui bénéficient sans doute d’un soutien financier plus important de la part de leurs parents, sont moins nombreux à exercer de telles activités en plus de leurs études.

Enfin, de manière générale, 20% des étudiants qui travaillent ont un emploi occasionnel, notamment pendant les périodes de vacances et particulièrement pendant l’été.


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